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HISTORIQUE
Probablement issu, comme tous les dogues, des molosses d’Epire
et de l’empire romain, parent du Bulldog anglais, des Alans
du Moyen-âge, des Dogues et des Doguins de France, le Bouledogue que nous
connaissons aujourd’hui est un produit des différents croisements que firent
les éleveurs passionnés dans les quartiers populaires de Paris dans les
années 1880. Chien des « Forts des Halles », des bouchers, des
cochers, il sut conquérir la Haute Société et le monde des artistes pour se
propager ensuite rapidement. Dernier standard en 1994.
CARACTÈRE
Très sociable. Gai, joueur, éveillé, sportif, il est
particulièrement affectueux avec les enfants et ses maîtres.
DIVERS
Durée moyenne de vie : 11 ans.
STANDARD
FCI N° 101 du 28.04.1995
ALLURE GÉNÉRALE
Molossoïde de petit format. Chien puissant
dans sa petite taille, bréviligne, ramassé dans toutes ses proportions, à
poil ras, à face courte et camuse, aux oreilles droites, ayant une queue
naturellement courte. Il doit avoir l’apparence d’un animal actif,
intelligent, très musclé, d’une structure compacte et d’une solide ossature.
Poids : de 8 à 14 kg.
Taille : de 25 à 35 cm. (donné ici à titre indicatif, la taille devant
être proportionnée au poids)
ROBE
Poil : Beau poil ras, serré, brillant et
doux.
Couleur :
- uniformément colorée fauve, bringée ou non, ou à panachure limitée.
- fauve bringée ou non, à panachure moyenne ou envahissante.
Toutes les nuances du fauve sont admises, du rouge au café au lait.
Les chiens entièrement blancs sont classés dans « fauve bringé à
panachure blanche envahissante ». Lorsqu’un chien présentera une truffe
très foncée, des yeux sombres entourés de paupières foncées, certaines
dépigmentations de la face pourront être exceptionnellement tolérées chez de
très beaux sujets.
TÊTE
La tête doit être très forte, large et
carrée, la peau la recouvrant formant des plis et des rides presque
symétriques. La tête du bouledogue est caractérisée par un retrait du massif maxillo-nasal, le crâne ayant pris en largeur ce qu’il a
perdu en longueur.
Région crânienne :
Large, presque plate, le front très bombé. Arcades sourcilières proéminentes,
séparées par un sillon particulièrement développé entre les yeux. Le sillon
ne doit pas se prolonger sur le front. Crête occipitale très peu développée.
Stop : Profondément accentué.
Région faciale :
Truffe : Large, très courte, retroussée, les narines bien ouvertes et
symétriques, dirigées obliquement vers l’arrière. L’inclinaison des narines
ainsi que le nez retroussé (dit
« remouché ») doivent toutefois permettre une respiration nasale
normale.
Chanfrein : Très court, large, présentant des plis concentriquement
symétriques, descendant sur les lèvres supérieures (longueur 1/6 degré de la
longueur totale de la tête).
Mâchoires : Larges, carrées, puissantes. La mâchoire inférieure décrit
une courbe large, aboutissant en avant de la mâchoire supérieure. La bouche
étant fermée, la proéminence de la mâchoire inférieure (prognathisme) est
modérée par l’incurvation des branches du maxillaire inférieur. Cette
incurvation est nécessaire pour éviter un décalage trop important de la
mâchoire inférieure.
Dents : Les incisives inférieures ne sont en aucun cas en arrière des
incisives supérieures. L’arcade incisive inférieure est arrondie. Les
mâchoires ne doivent pas présenter de déviation latérale ni de torsion. Le
décalage des arcades incisives ne saurait être strictement délimité, la
condition essentielle restant que la lèvre du haut et celle du bas se rejoignent pour cacher complètement les dents.
Lèvres : Epaisses, un peu lâches et noires. La lèvre supérieure
rejoint l’inférieure en son milieu et cache complètement les dents qui ne
doivent jamais être visibles. Le profil de la lèvre supérieure est descendant
et arrondi. La langue ne doit jamais être apparente.
Joues : Les muscles des joues sont bien développés mais non en
saillie.
Yeux : A l’expression éveillée, placés bas, assez loin de la truffe et
surtout des oreilles, de couleur foncée, assez grands, biens ronds,
légèrement en saillie et ne laissant voir aucune trace de blanc (sclérotique)
quand l’animal regarde de face. Le bord des paupières doit être noir.
Oreilles : De grandeur moyenne, larges à la base et arrondies au
sommet. Placées haut sur la tête, mais pas trop près l’une de l’autre, portées
droites. Le pavillon est ouvert vers l’avant. La peau doit être fine et douce
au toucher.
COU
Court, légèrement incurvé, sans fanon.
CORPS
Ligne du dessus : La ligne du dessus
se relève progressivement au niveau du rein pour descendre rapidement vers la
queue. Cette forme qui doit être très recherchée a pour cause le rein court.
Dos : Large et musclé.
Rein : Court et large.
Croupe : Oblique.
Poitrine : Cylindrique et bien descendue, côtes dites en tonneau, très
arrondies.
Poitrail : Largement ouvert.
Ventre et flancs : Relevés sans être levrettés.
QUEUE
Courte, attachée bas sur la croupe, collée
sur les fesses, épaisse à la base, nouée ou cassée naturellement et effilée à
l’extrémité. Même en action, elle doit rester au-dessous de l’horizontale. La
queue relativement longue (ne dépassant pas la pointe du jarret), cassée et
effilée, est admise, mais elle n’est pas recherchée.
MEMBRES ANTÉRIEURS
Aplombs réguliers vus de profil et de
devant.
Epaules et bras : Courts épais, offrant une musculature ferme et apparente.
Le bras doit être court, le coude strictement collé au corps.
Avant-bras : Courts, bien séparés, rectilignes et musclés.
Carpe et métacarpe : Solides et courts.
Pieds : Ronds, de petite dimension, dits « pieds de chat »,
bien posés sur le sol, tournés légèrement en dehors. Les doigts sont bien
compacts, les ongles courts, gros et bien séparés. Les coussinets sont durs,
épais et noirs. Chez les sujets bringés les ongles doivent être noirs. Chez
les cailles et les fauves la préférence ira aux ongles foncés, sans toutefois
pénaliser les ongles clairs.
MEMBRES POSTÉRIEURS
Les membres postérieurs sont forts et
musclés, un peu plus longs que les membres antérieurs, élevant ainsi
l’arrière-main. Les aplombs sont réguliers vus de profil et de derrière.
Cuisse : Musclée, ferme, sans être trop arrondie.
Jarret : Assez descendu, ni trop angulé, ni surtout trop droit.
Tarse et métatarse : Solides et courts. Le bouledogue doit naître sans
ergots.
Pied : Bien compact.
ALLURES
Allures dégagées, les membres se déplaçant
parallèlement au plan médian du corps.
DÉFAUTS
Tout écart par rapport à ce qui précède doit
être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.
- Nez serré ou pincé et ronfleurs chroniques.
- Lèvres non jointives à l’avant.
- Yeux clairs.
- Fanon.
- Coudes décollés.
- Jarret droit ou déplacé vers l’avant.
- Queue relevée ou trop longue ou anormalement courte.
- Robe mouchetée.
- Poil trop long.
- Dépigmentation des lèvres.
- Allures incorrectes.
DÉFAUTS GRAVES
- Incisives visibles, la bouche étant
fermée.
- Langue apparente, la bouche étant fermée.
- Chien « battant du tambour » (mouvement raide des antérieurs).
- Taches de ladre à la face, sauf dans le cas des fauves bringés à panachure
blanche moyenne (caille) et des fauves à panachure limitée ou envahissante
(fauves).
- Poids excessif ou insuffisant.
DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES
- Yeux hétérochromes.
- Truffe de couleur autre que le noir.
- Bec de lièvre.
- Chien dont les incisives inférieures s’articulent
en arrière des incisives supérieures.
- Chien dont les canines sont visibles de façon permanente, la bouche
étant fermée.
- Oreilles non portées droites.
- Mutilation des oreilles, de la queue ou des ergots.
- Ergots aux postérieurs.
- Robe de couleur noir et feu, gris souris, marron.
- Chien anoure.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’apparence normale
complètement descendus dans le scrotum.
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